• Sandrine Demers

N'effrites pas ses pétales


Je regardais souvent ceux qui semblaient s’aimer

Ceux qui semblaient partager un avenir par un simple regard

Par des pincements de lèvres subtiles

Par des mains flattées tendrement et doucement dans l’moment

Je regardais ces gens-là, ça m’a toujours inspiré

Un jour je veux être de ceux qui se mangent du regard, mais en p’tites bouchées

Pas de façon désobligeante ou dévergondée

Juste d’une manière où tu comprends tout

Qu’on se suffit ensemble

Pis que c’est beau

Que ça donne le goût de s’évader sur le sable ou sur son corps

Ça fait mal dedans tellement que ça donne naissance à plein de beaux sentiments en pétales et en bourgeons qui fleurissent même l’hiver

Quand j’avais l’âge pour rêver, j’aimais aussi penser qu’il n’avait pas de larme et d’arme qui se faisait aller lorsqu’on s’aimait

Que les disputes s’étaient seulement pour les pas fins

Ceux qui n’aiment pas l’amour

Qui aime seulement jouer aux brutes et dépasser dans les fils d’attentes

J’ai appris plus tard que tout ce que je croyais était des balivernes

Par contre la vérité n’était pas plus flawless

Elle était délavée pis terne comme mes shorts rose et mauve dans de l’eau de javel

Mais c’était correct de se prendre le bec

Pis de se l’frencher tendrement après

C’est correct

Ben correct

Mais faut pas tomber dans la routine

Se faire copains-copines avec les « pardons » et les «je m’excuse »

Là est l'erreur, de s’accoutumer à ces mots

De les placer entre deux «je t’aime » sur le bord d'la table

Puis tasser ben vite de d’là la passion et l’attention

De croire ensuite que cela s'appelle de l'amour

T'auras tout faux mon chum

t'auras tout faux

T'inquiètes pas ça se réapprend

une tendresse à la fois


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