• Sandrine Demers

Quand je me suis laissée avoir mal


Je saupoudre mes matins de tes sourires

Parfois, je n’en mets qu’une pincée à la fleur de sel

Ben fancy comme Marilou

Parce que je n’ai pas le goût que ta présence m’inonde

Parce que la dernière fois que tu es partie, tes sourires m'ont transpercé l'bonheur

Ça brûlait à vif comme de l’eau chaude sur un coup de soleil

D’ autres fois, j’oublie que j’ai de la retenue et je te saupoudre ça à la Louis-François Marcotte

Oups!

J’y échappe le pot

Des milliers de parcelles de toi sur moi

J’ai fait à moitié exprès

Pis, ça rend la journée fébrile

Pleine de pipi nerveux et de beaux énervements

À cet instant, moi aussi mon sourire fait la splitte

Je trip ben raide

Pis après tu pars

Encore

J’ai davantage ce creux dans la poitrine

La gorge en noeud de scoutes

La brûlure n’est plus à vive, elle est saignante de pleures

Mais c’est à ce moment que je sens la vie me chatouiller les orteils

Me flatter les mollets

Me souffler dans le cou

Me poker sur les côtes

Parce que la vie me fait signe

Elle me rentre dans le corps au poste

Triste, désemparée, au désespoir ou dans l’euphorie, la fébrilité,l’excitation

C’est là que je la sens

C’est là que je me sens entière

Je me permets de vivre mes émotions comme je le désire

Parce que c’est ça être humain

Venir au monde avec un backpack ben loadé de sentiments controversés


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