• Sandrine Demers

La saison des plaisirs éphémères


Je vois les oiseaux s’en aller

« Ne partez pas revenez »

Je te vois perdre le moral en même temps que l’érable perd ses feuilles

J’ai déjà la mélancolie qui débute son shift saisonnier

J’ai le goût d’imbiber mes souvenirs de l’été pour qu’il puisse vivre dans ma tête encore

Même lorsque le blanc et le -30 seront devenus notre nouveau slogan

Les feux camps étaient fantasmes cet été, c’était beau

Nos soirées étaient réchauffées aux grands rires et à la Smirnoff, c’était magique

Nos je t’aime et nos bisous résonnaient parfaitement dans ma peau, c’était plus doux et plus addictif

Savourer le petit sucré et épicé de tes lèvres, j’en aurais fais mon passe-temps préféré à temps plein pas seulement comme job d’été

Nos peaux reluisantes comme un lac en nappe d’huile nous donnent un glow du tonnerre pour des peanuts

C’est ça l’été et ça m'a satisfait

Ça semble la fontaine de jouvence du bonheur jusqu'au jour où les mentaux d’hiver arrivent dans les circulaires

Mais ce n’est qu’un au revoir

xxx


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