• Annik Gélinas

Côté cour ou jardin de ville


Si un jour l’envie te prend,

d’aller vivre au champ avec les poules,

S'il te plaît, amène-moi avec toi.

Lorsque j’y pense,

Et j’y pense souvent,

Je n’arrive pas à me décider,

Car misère j’ai bien trop peur de me tromper.


Citadine ou urbaine dans l’âme,

L’odeur de l’épinette depuis trop longtemps me manque.


Faire pousser mes tomates sur le balcon de la rue Beaubien,

Ah oui je l’avoue c’est biologiquement trippant,

Mais dans le jardin de ma cour, au pied des montagnes et du courant,

Oh vertige, cela est pas mal plus exaltant.


Je sourirai aux fleurs qui,

sur le chemin de l’étang,

S’étireront et s’allongeront,

Jusqu’au bas des contrevents.


C’est concombres et radis à la main,

Que j’irai battre des ailes à la campagne,

La campagne; mon destin.


Tondeuse enfourchée,

Car oui ce sera grand,

Je te regarderai,

À cheval sur mon tracteur à gazon.


Cent mille pieds carrés,

Cela est assez vite à couper,

Il me restera ensuite bien du temps, enfin je crois,

Pour courir te rejoindre et encore plus t’aimer.

P. S. C’est à toi que je pense lorsque je coupe le gazon.


Rédigé par: Annik Gélinas

Révisé par: Gabrielle Landry-Demers


0 commentaire

Posts récents

Voir tout