• Annik Gélinas

Survivant ou résilient... l'enfant âbimé


Si l’histoire de ta vie m’était contée

C’est avec empathie que j’écouterais

Chacun de ses mots.

Des images à la craie se dessineraient

Sur l’écran de mon cerveau,

Et c’est toute ouïe que je serais

Pour comprendre ce cahoteux chemin

Que tu transposes d’ordinaire dans l’oubli.

Bien trop petit pour discerner le vrai du faux,

Toute ta confiance tu avais accordée

À tes pairs contre trahison subite,

Une fois de trop.

Un pardon espéré n’a jamais été possible,

Ça ne pouvait devenir pour toi que diffamatoire exil.

Toute l’émotion de te savoir si petit,

Donnant de ton coeur sans pause,

Rêvant d’une belle et grande famille,

Si loin d’eux était ta cause.

Convoiter joie et plaisir sans aucun fracas,

Brûler d’espoir d’être le fils

Aimé pour soi.

Père et mère soudés

Pour toi n’était qu’illusion.

Aux premiers bancs d’église un jour vous étiez,

Aux dernières loges soudain sans prise tu fus plaqué.

La première place étant bien sûr

Pour Narcisse, centre du mirage,

À cet égo typique qui ne comptait plus

Que pour sa nombriliste image.

Eau de vie et ses naufrages

Amèrement devint l’excuse

De ses "plus" pires ravages.

Amour tu as quand même eu.

Un certain savoir tu as obtenu.

Tu as fait ton bonheur.

Et t’as laissé toute rancœur.

L’orphelin espérera toujours

L’authentique regard d’un parent

Qui le voit naître

Comme au tout premier jour.

Et une mère qui sans craindre

Défendra sa chair

Du mépris, des abus et des vautours.

De ce petit garçon qui aimait le monde

Restera un coeur d’enfant qui réussit à être heureux.

Heureux car un jour il a décidé de Vivre.

Respect et admiration

Pour cette résilience dont il fait preuve.

Malgré d’occcasionnels soubresauts,

Toujours demeurera-t-il

Force survivante ayant affronté la tempête

Par un "non tranquille" fleuve,

Seul sur son radeau.



Rédigé par : Annik Gélinas

Révisé par : Gabrielle Landry-Demers

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